20.11.2009
La Société Générale ferait-elle dans le «findumondisme » ?
En proposant à ses clients, son rapport sur la dette «dans le pire des cas», qui est repris dans la presse et sur les Blogs anglo-saxons, la Société Générale fait beaucoup parler d’elle.
Contrairement aux autres institutions financières internationales, l’équipe de Daniel Fermon, de la SG, propose un rapport d’analyse sur le scénario du pire. Il précise bien qu’il ne s’agit pas d’un document prévisionnel, mais d’une étude de possibilité, d’analyse des dangers.
Le rapport explique qu’il n’est en aucun cas certains que l’effondrement de l’économie mondiale soit définitivement écarté. Leur analyse est toute simple, en ce qui concerne l’endettement, les pays occidentaux n’ont pas amélioré leur position depuis le début le la crise. Les nombreux plans de relance, n’ont rien réglé, ils ont simplement transféré une grande partie du passif des banques vers les finances publiques. Au final, ratio dette/PIB continu de se détériorer. "L'importance de la dette publique semble tout à fait insoutenable à long terme. Nous avons presque atteint un point de non retour"
Bien sûr certains petits malins se sont empressés de ricaner et de dire que la Société Générale faisait du « findumondisme», ça me désole. La situation économique globale ne peut être discutée objectivement sans qu’un petit malin vienne vous accuser de faire du catastrophisme. Dans la majorité des Etats occidentaux on emprunte aujourd’hui pour pouvoir fonctionner et payer les intérêts de la dette. C’est aussi simple que ça. C’est comme un ménage qui consomme à crédit.
A ce sujet, la Banque de France a annoncé hier que « Sur douze mois d'octobre 2008 à septembre 2009, 212 814 dossiers de surendettement ont été déposés. C’est une augmentation de +16.1% par rapport à l’année précédente ».
Mais surtout il ne faut pas en parler, il faut que les Français dépensent et tout repartira comme avant. Je l’ai encore entendu au café ce matin, c’est la faute des média !! Oui oui ! Monsieur c’est la faute du pessimisme actuel des média. Ils dépriment les Français, qui ne consomment plus !!
C’est quand même étonnant cette capacité à bloquer toute information concernant notre situation économique. On (individus, collectivités locales, et Etats occidentaux), on a vécu au dessus de nos moyens pendant des années. C’est tout ! Les média, et notre société de consommation ont pendant des années encouragé des millions de ménages à consommer au dessus de leurs moyens. « La moyenne de surendettement des ménages français est de 40 000 €, contre 20 000 € chez nos voisins allemands et 18 000 € en Belgique. L'une des principales causes du surendettement est le crédit à la consommation, et plus particulièrement le crédit renouvelable ou "revolving". »
Pendant cette période de course à la consommation, les inégalités se sont aggravées. Ce qui est plus grave c’est que la nouvelle période de crise et de perte de pouvoir d’achat, qui débute aujourd’hui, devrait encore plus aggraver les inégalités.
Ce rapport de la Société Générale, que certains trouvent « findumondiste », moi je le trouve plutôt optimiste, car il ne couvre pas les aspects sociaux de cette crise..
PS : je n’ai pas eu accès au rapport lui même, seulement à des extraits dans la presse anglo-saxonne.
12:45 Publié dans Finances Publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société générale, rapport pire cas, daniel fermon, effondrement économique mondial
14.11.2009
3 ans déjà
Il y a trois ans, le 10 décembre 2006, j’ouvrais ce blog avec un billet sur la dette publique française. Nous étions en pleine sortie du rapport Pebereau et j’avais écrit ceci :
Billet ici : A propos de la dette
« Réduire la dette publique, tout en maintenant un taux de croissance qui protègerait l’emploi, relève plus du talent d’un grand magicien que de celui d’un ministre de la république. Vous ajoutez à cette complexité, la variable électorale (2007 et 2008 sont des années « Bureaux de Votes » au cours desquelles il est recommandé de ne rien faire qui soit électoralement suicidaire) et vous vous retrouvez en 2009 avec 1,300 ou 1,400 milliards de dette, et une croissance toujours au ralenti. »
La dette publique était de 1100 milliards d’euros et je me croyais trop pessimiste en annonçant 1400 milliards d’euros pour 2009. Nous sommes aujourd’hui en 2009 et la dette publique, qui était déjà catastrophique en 2006, a augmenté de 30% pour atteindre 1428 milliards d’euros en juin 2009 ! On parle d’une dette publique équivalente à 82% du PIB, dès 2010 !
Et pourtant la dette publique des pays occidentaux, n’est que le symptôme d’une maladie du système, qui est beaucoup plus grave. Les grands déséquilibres, économiques, financiers, démographiques, qui existent aujourd’hui ne peuvent pas durer plus loin que la génération actuelle. Il vont se résorber, soit par une crise majeure, comme c’est souvent le cas, soit de façon plus contrôlée, comme l’espèrent les « grands argentiers » de ce monde. Quoi qu’il en soit, les ajustements à venir, vont avoir un impact important sur la vie quotidienne de millions de familles en Europe et en Amérique du nord.
14:26 Publié dans Finances Publiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dette publique, pebereau, crise
12.11.2009
Gold bug, as always..
Pour ceux qui me connaissent bien, rien de nouveau. Je continu sur le thème de l’instabilité du système financier international, en expliquant que les monnaies nationales (régionales) représentent un risque grave de perte de pouvoir d’achat, pour les citoyens de ces géographies qui font confiance au système.
Voici “ma” traduction de la conclusion du dernier billet de Clive Maud sur le sujet de l’or :
«L’avantage principal pour l’or, c’est qu’il n’est toujours pas sur l’écran radar de la grande majorité des gens qui investissent. Ils pensent toujours que les grands argentiers sont arrivés à leur rescousse en fabricant un ras de marée de liquidités et ils considèrent l’or du domaine des excentriques à la marge de la société. Voilà pourquoi nous sommes toujours bien loin de l’engouement public qui marque la fin de la bulle haussière. »
L’once d’or est passée de 250 $ à 1100 $ en moins de 10 ans (multiplié par 4), mais c’est toujours un investissement pour « ceux qui n’y connaissent rien ». Le jour où les agents en gestion de patrimoine des grandes compagnies d'assurance commenceront à recommander l’or, (comme ils l’ont fait pour les appartements défiscalisés dans les résidences de tourisme) il sera temps de vendre, on sera proche du sommet de la bulle haussière.
23:04 Publié dans Finances Publiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gold, or, bulle
12.10.2009
Ça n’a jamais été une crise des sub-primes !
Les sub-primes américains et autres produits dérivés toxiques, ne sont que les symptômes de la maladie grave du système actuel (financier, économique et politique) ! Cette maladie c’est excès de dette. On a vécu trop longtemps à crédit, c’est aussi simple que ça.
Au début ça marchait, quand l’Etat empruntait et dépensait un franc pour générer une augmentation du PIB de un ou deux francs sur les exercises suivants, tout allait bien. On construisait, des usines, des trains, des barrages, des centrales nucléaires, on s’endettait pour construire l’avenir, il s’agissait de vrais investissements, et on laissait des infrastructures utiles aux futures générations.
Ça fait bien longtemps que l’effet de levier a disparu. A quel moment est ce que la dette des ménages, des entreprises, des collectivités locales et de l’Etat a commencé a financer, parfois de façon détournée, de la consommation, de la dépense et du fonctionnement ? Dans les années 70 ?, dans les années 80 ? en tous cas, ça fait plus de 20 ans que l’on a perdu le contrôle de l’endettement. Et c’est à ce moment là que cette crise est née.
Le cycle économique de la dette est irréversible. Sur le long terme, quand on accepte de financer ses dépenses par l’emprunt, la spirale commence. Progressivement le montant de la dette augmente par rapport aux revenus. Logiquement le service de la dette (intérêts) lui aussi augmente en pourcentage de revenu net. On doit emprunter de nouveau pour garder une trésorerie positive, et l’augmentation du taux d’endettement relatif aux revenus s’accélère inexorablement. (et des rigolos se font élire sur un mandat de réduction des déficits publics auxquels ils ne croient pas eux même).
Face à la crise actuelle, la solution proposée par les banques centrales occidentales passe par une augmentation massive de : ?, vous ne devinerez jamais…… La dette publique bien sûr !!
Cette stratégie absurde nous permettra peut être de gagner quelques années, et rendra la prochaine étape de la crise encore plus destructrice. Mais en fin de compte la restructuration massive du système (financier, économique, politique) doit malheureusement se faire. Le résultat est inéluctable. Il passe, à moyen terme, par une réduction massive du niveau de vie des populations des démocraties occidentales. Est ce que cela se fera sans révolte ? sans « révolution » ? est ce que les régimes démocratiques survivront ?
La vie continuera, c’est sûr. L’homme reprendra le dessus et l’espoir renaîtra dans un cycle constructeur, comme ça a toujours été le cas, à la fin de chaque cycle destructeur de l’histoire de l’humanité.
19:17 Publié dans Finances Publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : subprime, crise, demain
31.08.2009
Le Grand Emprunt National de Sarko
Un des tous premiers articles de ce blog, il y a trois ans, en décembre 2006, s’intitulait « A propos de la Dette », dans lequel je parlais du cri d’alarme lancé par la Commission Péberau.
Que c’est-il passé depuis trois ans ? D’abord on a vendu les autoroutes (belle connerie, merci De Villepin), j’ai lu quelque part que le prix des péages aurait augmenté à un rythme trois fois supérieur à l’inflation depuis qu’elles sont privatisées ! Ensuite Sarko a été élu, pour réduire la dette etc.. et s’est empressé de mettre en place « le bouclier fiscal » tout aussi stupide que la vente des autoroutes.
Bref, en trois ans la dette de l’Etat est passée de 1 100 milliards d’euros à 1 400 milliards d’euros à la fin 2009. Notre dette publique atteint maintenant plus de 72% du PIB ! Nous parlons d’accélérer le recours à l’emprunt en lançant ce fameux grand emprunt national, pour accéder aux économie des français.
J’ai lu plusieurs billets d’opinion d’élus ou personnalités de droite qui grognent contre cet emprunt, (le dernier en date, celui de FX Brunet dans La Montagne). Ils s’alarment, sous prétexte que l’Etat ne peut pas se le permettre et qu’il est absurde d’annoncer un emprunt alors qu’on ne sait pas pourquoi cet emprunt va être utilisé. Ces critiques relèvent, ou bien d’un manque total de compréhension des finances publiques de l’Etat, ou d’une hypocrisie populiste qui me fait anticiper le pire.
La dette de l’Etat Français augmente de 100 milliards d’euros par an, (Crise ou pas Crise) et on veut nous faire croire que le grand emprunt national de 50 milliards d’euros est un dossier majeur. Quoi qu’il en soit cet argent sera emprunté, ou bien aux préteurs habituels ou bien aux petits épargnants. En 2010 la dette publique augmentera de 150 milliards d’euros. C’est déjà signé, c’est un acquis, tous les analystes sérieux des finances publiques parlent d’au moins 150 milliards de plus d’endettement public. Ce grand emprunt, (50 milliards d’euros), représente un tiers de ce que l’Etat Français va emprunter au cours de l’année 2010 ! C’est du bidon, cet emprunt de 50 milliards d’euros ne représentera que 3.5% de la dette totale de l’Etat Français. Pourtant, combien de fois est ce qu’on va en entendre parler au journal de 20h ?!
Par contre ce qui me met en colère c’est que l’on ne considère pas cet emprunt pour ce qu’il est vraiment. C’est encore un coup médiatique de Sarko. Un jour à Versailles, il n’avait rien a dire alors il a annoncé « un grand emprunt » !! et tout le monde a avalé ça comme « l’annonce du quinquennat !». C’est pathétique, pendant le quinquennat Sarkozy la dette publique va augmenter de 600 ou 700 milliards d’euros, mais depuis des mois on ne parle que du « grand » emprunt national !! de 50 milliards d’euros ! C’est du bidon !! Quand les Français vont ils comprendre qu’on les prends pour des chèvres ?
Ça, c’est quelque chose qui me met en colère.. Nos finances publiques sont « out of control », c’est la panique au sommet de l’Etat, mais on diverti les foules en ressortant Rocard et Juppé ! Pour la « comm », pour la belle photo.. et puis ça fait parler les journalistes et les élus de province. Au moins ils ne se pencheront pas sur les problèmes structurels de la société post-babyboomers.
Ce qui m’atterre dans tout ça c’est le désert idéologique dans toutes nos institutions. Aussi bien au sommet de l’Etat que dans les états majors des grands partis, des organisations syndicales et de la presse. On veut continuer a vivre dans un monde qui n’existe plus. On veut faire durer l’illusion. Alors on emprunte, on parle de reprise etc.. etc..
Pourtant cette crise globale n’est pas née d’hier, ce sont les dérives économiques des ces 30 dernières années qui nous ont conduit au bord du gouffre. Et la génération qui a présidé a ce désastre est toujours au pouvoir dans toutes les administrations, les grandes entreprises, les syndicats et les partis politiques. Ils vivent dans un monde virtuel de croissance et d’emprunts, qui n’existe plus !
Juppé et Rocard !! c’est sûr, on est sauvé ! il ne manque plus que Raffarin et je retrouverai ma confiance en l’avenir.
On ne résoudra pas les problèmes de demain avec le schéma de réflexion dépassé, que l’on nous propose aujourd’hui.
15:08 Publié dans Finances Publiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : grand emprunt, rocard, dette publique
13.04.2009
Le tour du FMI
Maintenant on autorise le FMI à vendre son or! Gordon Brown (alors ministre des finances) avait insisté pour que la Banque d’Angleterre vende toutes ses réserves d’or il y a 10 ans. Sarko a essayé le même truc avec les réserves stratégiques de la Banque de France, et maintenant c’est le tour du FMI!
Je recommande le petit article ci dessous, en anglais, d’Adrian Ash, qui montre comment l’or a dominé tous les autres outils d’investissement ces dix dernières années.
http://www.safehaven.com/article-12981.htm
19:52 Publié dans Finances Publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gold, or, fmi, sarko, backwardisation
01.04.2009
G20 - We haven’t seen nothing yet !
Quand vous avez trop de dettes!.. Vous essayez de vous désendetter, non ?. Vous ne pouvez tout simplement pas sortir du surendettement par l’emprunt. Si trop de dépenses, trop de consommation et trop de dettes entraînent de graves difficultés économiques, vous n’en sortirez pas avec PLUS de dépenses, PLUS de consommation et PLUS de dettes !
Sauf, Sauf si vous arrivez à fortement dévaluer la monnaie en fabricant de l’inflation. En effet, si les 100 000 € que vous venez d’emprunter pour acheter votre appartement, ne vous achètent plus qu’un vélo et ne représentent que quelques jours de salaire dans 10 ans, alors vous n'aurez plus de problème de dette.. c’est l’inflation qui remboursera votre dette à votre place.
Je pense que les économistes américains sont tous obsédés par la grande dépression des années 30 et la façon dont Hoover a « mal » géré la crise. De l’autre coté les Européens sont terrorisés par l’expérience de Weimar et ses conséquences politiques à moyen terme .
Quoi qu’il en soit, on ne nous demandera pas notre avis… et une chose est sûre : We haven’t seen nothing yet !
21:16 Publié dans Finances Publiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : g20, obama, crédit, dette
17.03.2009
Prédiction pour ces temps de crise.
Dans le débat ; à terme, cette crise sera t’elle déflationniste ou hyper-inflationniste ? Clyde Harrison propose: "there will be deflation in everything you own and inflation in everything you use".
J’adhère à 100%. La déflation va toucher tout ce que vous possédez, en même temps l’inflation touchera tout ce que vous utilisez. Implications à méditer …
20:25 Publié dans Finances Publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, inflation, déflation
04.03.2009
Grands Changements No1
Nos hommes politiques et nos personnalités journalistiques, vivent dans un monde qui n’existe plus. On connaît bien leur visages, on connaît bien leurs discours, par l’intermédiaire de la télé ils sont omniprésents dans notre salon. Ils parlent de cette crise avec détachement, ils nous disent
qu’il s’agit d’une « récession », que tout va repartir « comme avant », « une fois que cette crise sera passée ». Ils préconisent un « plan de relance » ! Ils souhaitent que les banques prêtent, ils veulent relâcher les règles du crédit et encourager l’investissement et/ou la consommation pour relancer la croissance. Comme Alice au pays des merveilles, ils vivent toujours dans leur petit monde politico-médiatique, où les énarques parisiens font de la communication sur un dossier qui les dépasse complètement. L’autre soir encore, un grand économiste surmédiatisé, de Science Po Paris, expliquait sur l’émission Capital, de M6, que le facteur déclenchant de la crise était « la soudaine paralysie du crédit » ! (c’est affligeant, il confond le symptôme avec la maladie). La raison primaire de cette Dépression économique c’est la saturation progressive du crédit, l’excès de dette, pas le manque de dette !. Cette crise n’est pas née ces deux ou trois dernières années, ni même ces dix dernières années, ce sont les dérives économiques (spéculations, fraudes, dépenses inutiles, fuite en avant) de ces 40 dernières années qui nous ont progressivement et irrémédiablement conduit au bord du gouffre. Aujourd’hui tous les secteurs économiques sont saturés de dettes, les taux d’intérêts sont au plus bas, les taux d’intérêts sont même à zéro en valeur réelle, et la relance n’est pas là !. Certains ont même le culot de nous dire que c’est de notre faute, c’est parcequ’on ne consomme pas assez, parcequ’on n’emprunte pas assez que l’économie va mal !
Le réveil est pénible, aucun pays n’est épargné, partout dans le monde la situation économique et sociale se détériore à grande vitesse. Les plus démunis souffrent et la révolte gronde car cette crise arrive à la fin d’une longue période d’accroissement des inégalités. Les gens ne s’y trompent pas, le libéralisme et la globalisation à outrance a rendu les riches plus riches, tout en apportant une illusion de maintien du pouvoir d’achat pour les autres.
Bien sûr, à mon niveau je n’ai pas les solutions, mais je sais, je suis absolument convaincu, qu’on ne résoudra pas les problèmes de demain avec le schéma de réflexion dépassé, que l’on nous propose aujourd’hui.
21:27 Publié dans Finances Publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, dette, finance, société
25.02.2009
Trop de dettes !
La culture financière des ménages occidentaux a changé au cours des années 80.. il est devenu naturel, et même normal
de consommer aujourd’hui et ne payer que demain. Sans chercher à savoir, ni si l’on sera obligé de payer plus dans le futur, ou même sans savoir si l’on aura les moyens de payer. L’augmentation exponentielle du crédit commercial, du crédit immobilier, du crédit à la consommation, et de la dette publique, ne pouvait aboutir qu’à des investissements de moins en moins rentables, et dont le coût n’était plus dutout déconnecté à une quelconque valeur. A force de créer de la dette pour simuler de la croissance fictive, on en est arrivé à une « saturation » du crédit.. dans tous les domaines de l'économie, privés comme publics.
Pour résoudre cette crise, née d’un excès de crédit, la solution des gouvernements occidentaux c’est de s’endetter plus et d’exiger que les banques se remettent à prêter aux entreprises et aux ménages en difficultés! J’ai lu quelque part, un analyste américain (pas très populaire) qui comparait cette stratégie à « demander aux capitaines de bateaux de sauver ceux qui se noient en leur lançant une ancre un peu plus lourde ».
Malgré l’augmentation rapide du crédit immobilier en France ces dernières années, il semblerait que les ménages français se soient relativement moins endettés que celles et ceux des autres pays occidentaux. Le taux d’épargne français, n’est jamais passé négatif contrairement à celui des Etats Unis, et il reste un des plus élevés en Europe. Notre situation est peut être « moins pire » qu’ailleurs, mais cette déferlante est globale et elle n’épargnera personne.
Le « Napoléon, 20F » est quotté à 140 €.. il ne serait peut être pas absurde de considérer un petit investissement en or comme une assurance vie.
21:12 Publié dans Finances Publiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dette, finances publiques, crise



