05.03.2009

2009 - Immobilier en France

Ce n’est toujours pas le moment d’acheter !  Ces derniers jours je suis tombé sur un ou deux articles de la presse spécialisée expliquant que c’était peut être le moment de profiter de la baisse des prix. Compte tenu de la dégringolade des marchés boursiers, il fallait « investir dans de la pierre ».

 

En 2007 déjà, les experts nous expliquaient, sur TF1-LCI, que « le marché immobilier s’oriente vers un nouvel immobilier.jpgéquilibre , après 5 années de hausse des prix de l’ordre de 20% par an, une augmentation de 9% seulement, était un bon signe, le marché restait orienté à la hausse ». Les « journalistes » du fan club de l’immobilier, nous assuraient même qu’il « fallait acheter du neuf aujourd’hui avant une nouvelle flambée ».

 

Ci dessous, trois liens vers trois analyses pertinentes du marché immobilier basées sur un ratio tout simple, le prix de l’immobilier par rapport au revenu moyen des ménages.  Comme le dit si bien Alain Sauvant: « Globalement, sur longue période, les prix des logements suivent les évolutions du revenu disponible par ménage. Ils s’en écartent temporairement, soit lors des guerres mondiales, soit lors de crises ou bulles immobilières».

 

Bien sur le coût réel du crédit (taux d’intérêts) a, lui aussi, un impact sur le prix d’achat des biens immobiliers.  Une baisse importante et prolongée, des taux, permettra par exemple, pendant un temps, d’éclipser cette corrélation naturelle. Cependant, comme nous explique l’article d’octobre 2008 dans immobilier-danger.com, la dé-corrélation du marché immobilier français est si importante qu’elle représente toujours un risque baissier important.

 

Le dernier rapport en date qui confirme cette analyse est celui de Natixis, qui compare le ratio (prix immobilier / revenu moyen des ménages) sur le marché français avec celui d’autres pays occidentaux. Les auteurs de ce rapport pronostiquent une baisse de 37% pour l’immobilier français !

 

immobclé.jpgCes prévisions ne devraient avoir aucune importance pour les Français qui achètent leur résidence principale, surtout si ils pensent y vivre pendant 30 ou 40 ans. Même si le marché immobilier chute de 40% dans les 3 ans, cela n’aura aucune incidence sur le prix de l’immobilier dans 20 ans.  Mais ceux qui pensent « faire une bonne affaire » en investissant dans la pierre, devraient y regarder à deux fois.

 

Document d’Alain Sauvant : ici

Article d’immobilier-danger : ici

Rapport Natixis :

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