04.12.2008

Le bulle immobilière japonaise

En 2002 j’ai beaucoup travaillé au Japon, et les cadres japonais que je rencontrais me parlaient souvent des prix de l’immobilier à Tokyo.  Dans les années 80, période de boum «sans fin », le prix de l’immobilier japonais avait flambé. Les analystes locaux et internationaux disaient que ça allait durer, que cette fois c’était différent, qu’il s’agissait d’un problème d’espace etc.. etc.. La bulle change, mais les discours restent identiques.

Au début des années 90, le prix du mètre carré à Tokyo a chuté de 70%. De nombreuses familles japonaises sont retrouvées propriétaires d’appartements dont la valeur était bien en dessous du capital restant du sur leurs emprunts. Les grandes banques ont été maintenues en vie artificiellement par les gouvernements successifs et la bourse japonaise s’est écroulée.

Le Nikkei, l’indice de la bourse de Tokyo est passé de 38 915 points le 29 décembre 1989, à 7 8000 points quand j’étais à Tokyo en 2002 ! (une baisse de 80% sur douze ans).  Le Nikkei est remonté jusqu’à 18 000 poins ses dernières années, chartind1CRU.pngmais n’étant pas immunisé contre la crise actuelle le Nikkei est aujourd’hui à 7 924 points, toujours 80% en dessous de son seuil d’il y a 20 ans ! (voir graphe si dessous)  Les prix de l’immobiliers sont, eux aussi, toujours bien en dessous des prix d’il y a vingt ans. Les japonais qui ont acheté leur appartement pour 300,000 € en 1989 ne peuvent toujours pas le vendre à ce prix 20 ans plus tard ! J’ai peur que le marché de l’immobilier espagnol de 2007-08 soit identique à celui du Japon en 1997-98.

 

Comme pour le Japon dans les années 90, les économies des pays occidentaux sont aujourd’hui entrées en récession déflationniste (sauf pour les prix à la consommation). Alors que Nicolas Sarkozy propose aujourd'hui un plan de relance de l'économie de l'ordre de 26 milliards d'euros, les banques centrales et les gouvernements (y compris le gouvernement français) se ruent à la rescousse des institutions financières à hauteur de centaines de milliards d'euros!.  Cette augmentation exceptionnelle, par son envergure et par sa rapidité, de la masse monétaire, sera t’elle suffisante pour éviter le scénario japonais face à la dévaluation massive de la plupart des actifs des acteurs économiques ? Cette augmentation  des dépenses publiques aura t’elle un véritable impact positif sur l’économie ?  Pour l’instant elle a le mérite d’éviter la faillite à nombreuses institutions financières en améliorant la structure de leurs bilans, mais il n’est pas certain que cela sauve de nombreux emplois ailleurs que dans la finance ? En outre, comment être sûr que cette débauche de liquidités ne sera pas, à terme, hyper-inflationniste ? (en particulier pour les prix à la consommation).

Indépendamment de l’évolution de cette crise, il faut nous préparer à une baisse importante de notre pouvoir d’achat à moyen terme. Si cette détérioration généralisée, du niveau de vie, ne se fait pas de façon graduelle et autant que possible équitable, nous devons aussi nous préparer à une crise sociale d’une ampleur exceptionnelle.

Commentaires

Je répond sur la note « Le bulle d’immobilier Japonais » qui fini avec des réflexions sur le crise économique qui frappes les pays du monde en ce moment. Pour les « Toys », ça veut dire quoi exactement ? Qu’est qu’il faut faire pour survivre cette crise ? Voici quelques idées.

D’une certaine façon les familles de la vallée sont peut-être mieux équipées que d’autres en France pour survivre une dépression économique ou une longue récession. Depuis longtemps, par nécessité les gens de la montagne sont polyvalent. Fonctionnaire + agriculteur, moniteur de ski + agriculteur + locations de appartements pour les touristes etc. Comment cette polyvalence peut nous sauver ? Comment peut-on ce préparer au pire (même si ça n’arrivera peut-être pas) ?

Les plus vulnérables :

1. Les retraités avec une petite retraite. Pour eux l’inflation accélérée est le risque principal et les taxes foncières le vrai handicap. Les dépenses communales (Poque) et intercommunales (garage à camions de la déchetterie, etc.. etc..) diminuent d’autant la marge de manœuvre des communes sur la fiscalité locale en général et son impact sur les retraités propriétaires en particulier.
2. Les saisonniers. Quand les commerçants ont des difficultés (moins de touristes), ils travaillent plus dans leurs commerces et ils emploi moins de monde.
3. Les commerçants qui se sont endettés pour acheter ou améliorer leur commerce. Les emprunts ont été signés sur un chiffre d’affaire prévisionnel qui sera peut-être plus que fictif. Tous ne couvriront pas leurs échéances.

Un peu moins vulnérables seront les fonctionnaires et les gens avec un revenue plus sûr. Ils devront toujours faire face au risque d’inflation et de baisse du pouvoir d’achat. Mais ce n’est pas ça qui est annoncé pour l’année a venir (plutôt déflation suivi par inflation dans 2 ans).


Les valléens devraient dés à présent réfléchir à cultiver un potager, redémarrer la production de conserves maison, limiter leurs dépenses, mettre de l’argent de coté et si possible diversifier leurs revenus. Ceux peuvent se le permettre devraient aussi considérer acheter quelques pièces d’or pour se protéger contre une accélération de l’inflation dans le futur.

Pour les gens en locations. Trouve un logement moins cher. Cette la partie la plus importante du budget. Il va y avoir une rapide augmentation de l’offre alors il ne faut pas hésiter à demander un ajustement de prix et à déménager si vous trouvez moins cher.

Se renseigner sur le chauffage a bois. Deux fois moins cher que le fioul (en cas que la poêle ou la chaudière est moderne et efficace). Demande aux communes quelles droits nous avons sur les forets de la vallée.



La marie peut aider comment ?

1. Assurer que tous ceux qui le souhaitent peuvent avoir accès à un jardin potager communal moyennant un « loyer » nominal.

2. Dépenser l’argent public dans des projets qui ont une vraie retombée économique. Fini les nouveaux bâtiments de bureaux et les garages pour les camions !

3. Peut être organiser un fond de rénovation du parc immobilier avec des prêts à 0% pour les loueurs. Cela maintiendra de l’activité chez les artisans locaux tout en permettant au loueur d’être en concurrence avec les résidences de tourisme. La concurrence est déjà dure mais en période de baisse de la demande cela deviendra encore plus difficile. Souvenons nous que l’argent des locations traditionnelles reste dans la vallée alors que le loyer des résidences de tourisme c’est de l’argent qui sort de la vallée.



Les gouvernements de tout les pays ce sont précipité pour sauver les institutions financiers. Ils peuvent pas faire la même chose pour chaque citoyen alors c’est à nous de nous sauver tout seul en se préparant.

La semaine dernière j’ai vu sur un programme sur Arté sur les différences entre les grands singes et nous, mes humains. Les singe savent aussi bien utiliser des outils, résoudre des problèmes rapidement, communiquer et former des communautés. La différence principale entre les hommes les singes, c’est que les singes ne peuvent faire de plans et de provisions que pour les 48 heures qui suivent. Pas plus loin !. L’homme peut faire des plans pour des années et décennies à venir (même si on a un peut de mal, e.g. avec le réchauffement climatique). Alors utiliseront notre capacités et faire quelques plans pour les années incertaines à venir.

Écrit par : sg | 09.12.2008

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