21.10.2008

Parapente

PIC_1640.JPGJe ne serai pas en mesure de répondre à vos mails ou à vos commentaires du 22 octobre au 3 novembre.

Qui en veut à Dominique Strauss Khan ?

strauss.jpgPersonne n’a déposé de plainte, ni la dame concernée par « l’indiscrétion » de DSK, ni son mari. Si je lis bien les premières dépêches en anglais, sur le sujet, il était questions d’emails personnels entre les deux protagonistes qui auraient déclenché l’affaire. Puisque ce ne sont pas les personnes concernées, qui ont passé ces mails au service juridique du FMI et au Wall Street Journal, alors Qui ? Pourquoi ? et de quel droit ? 

Quelqu’un de très puissant (pour une fois je ne pense pas que ce soit Sarko, même si je le crois capable du pire), une personne ou une organisation qui a de gros intérêts en jeu n’a pas eu gain de cause avec le FMI et veut déstabiliser DSK. Qu’a t’il refusé de faire ? Quel service a t’il bloqué ? Nous ne le saurons certainement jamais.

18.10.2008

La chute de l’économie espagnole..

Tout a commencé en 2007, rien à voir avec les « sub-prime » américains, la bulle immobilière espagnole, à court d’acheteurs, arrivait en fin de vie.  Le secteur du bâtiment était touché de front et passait de l’opulence à la rigueur en quelques mois.  Le chômage dans la construction a augmenté de façon exponentielle au cours de l’année 2008. Les employés qualifiés que l’on s’arrachait il y a un an, ne trouvent pratiquement plus de travail aujourd’hui.

 

Les analystes de l’IESE (grande école de commerce) de Barcelone ne sont pas encourageant, ils pensent que le secteur de la construction, qui était le moteur de l’économie espagnole, restera au point mort pendant les cinq prochaines années.

 

Deux facteurs macro économiques aggravent la situation ibérique ; la re-direction des fonds structurels européens vers les nouveaux pays entrants, et la crise financière internationale.  Cela se traduit par une prévision de croissance ajustée à la baisse pour l’année 2008,  et le FMI qui estime que la croissance du PIB espagnol sera négative en 2009 ( -2%) ! Le taux de chômage est déjà de 11,3% et les économistes pensent que la barre des 3 millions de chômeurs sera passée au cours de l’année 2009.

 

La récession se propage rapidement aux autres secteurs de l’économie, le domino suivant étant l’industrie automobile. Le budget Auto des familles se réduit et en septembre 2008 il s’est vendu en Espagne 30% de véhicules en moins qu’en septembre 2007 !

 

Qu’en sera t’il du budget « Sports d’Hiver » de nos amis espagnols ? Quel sera l’impact sur les revenu de la station de ski de Luz Ardiden ? Le prévisionnel de recettes pour la saison 2008-2009 (augmentation de 18% du CA par rapport à l’année dernière) est il crédible ?

 

Le financement du déficit budgétaire de 630,000 € a été reporté d’une année (merci monsieur le préfet), mais s’il augmente encore, à cause de la saison à venir, l’impact fiscal sera dévastateur pour les propriétaires fonciers ayant de petits revenus !  Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, il n’y a pas de solution simple.  Mais avec la crise de confiance des ménages européens et ce qu’il s’est passé dans l’immobilier espagnol, j’espère que l’on va définitivement nous épargner le couplet sur « le besoin de lits supplémentaires ».

15.10.2008

Lettre BDF il y a 3 ans!

Luz, le 28 nov. 05

 

Cher Monsieur le Gouverneur,

 

Le double déficit américain ainsi que le sur-endettement des acteurs économiques de ce pays représentent un danger important pour l’équilibre du système économique et financier international.  Aujourd’hui, la dette publique américaine,  +  la dette des entreprises américaines, + la dette des particuliers représente un agrégat de plus 300% du PIB du pays.

 

 

 

 

Au cours des cents dernières années, ce ratio n’est passé au dessus de la barre des 200% qu’à l’aube de la grande dépression de 1929.  Comme vous le savez, la situation politique et sociale était telle que les gouvernements européens furent obligés de se tourner vers la planche à billets pour sauver des pans entiers de leur économie, ce qui a entraîné l’hyper-inflation généralisée et la montée de fascisme en Europe.

 

De nombreux économistes disent que la situation actuelle est différente.  Pour eux, la globalisation des marchés financiers, la disponibilité de devises dans les pays asiatiques, et la création de nombreux produits financiers dérivés (derivatives), devraient en fait diffuser le risque de la dette américaine sur un très grand nombre d’acteurs et d’économies, et de ce fait éliminer complètement les risques de crash ou de crise financière internationale.

 

D’autres, comme Stephen Roach, l’économiste de la banque d’affaire Morgan Stanley, parlent eux d’un monde « au bord du gouffre économique ».  Le nombre des économistes et des dirigeants de grands fonds de placements qui partagent les inquiétudes de Stephen Roach est grandissant.  Cette position plus pessimiste se traduit par de nombreuses prises de positions défensives sur les marchés financiers pour faire face à la possibilité d’hyper-inflation aux Etats Unis.  D’après les statistiques publiées par le conseil mondial de l’or en novembre, les grands fonds de placements ont décidé d’assurer leurs investissements contre le risque inflationnaire en augmentant leurs achats d’or et poussant le prix du métal jaune à la hausse au cours du troisième trimestre 2005.  Les fonds de placements ont acquis à hauteur de 838 tonnes d’or au cours du trimestre, soit une augmentation de leur demande de + 7.6 % par rapport au même trimestre l’année dernière. 

 

La renaissance du marché de l’or a été attribuée, par les analystes, à une corrélation négative or-dollars.  Quand le dollars baisse le prix de l’or en dollar augmente, et quand le dollar reprend des forces, le taux de l’once d’or en dollars est à la baisse.

 

 

 

Cependant, depuis fin 2004 nous observons trois nouveaux phénomènes sur les marchés de l’or. 

 

Premièrement il y a un découplement de la corrélation négative avec la monnaie américaine.  Le dollar et l’or augmentent simultanément, résultant dans la fuite en avant du prix de l’or en Euros au cours de ces dernier mois. (graphe ci-dessous)

 

 

 

Deuxièmement nous observons la présence de nouveaux acheteurs sur ce marché (fonds de placements, américains et japonais en particulier).

 

Troisièmement, les banques centrales ont dramatiquement réduit les ventes de leurs réserves en or depuis la fin de « l’Accord de Washington » qui régissait ces ventes de 1999 à 2004.

* * *

 

C’est sur ce dernier point que je souhaiterais vous poser quelques questions.

 

 

Il semblerait que les directeurs des grandes banques centrales soient en train de redéfinir leurs stratégies concernant leurs réserves d’or.  Ces dernières semaines la Banque Centrale Sud Africaine, la Banque Centrale  Russe et la Banque Centrale d’Argentine ont annoncé qu’elles allaient augmenter leurs réserves physiques d’or.  Vladimir Putin parle même de DOUBLER les réserves d’or de la banque centrale russe au cours des prochaines années..

 

Mes Questions sont les suivantes :

 

 

1/ Quelle est la position stratégique de la banque de France vis à vis de ses propres réserves en or aujourd’hui ? 

D’un côté vous affichez une politique  « à trois piliers », en faveur du maintien des réserves stratégiques, contre de nouvelles ventes et une position de prudence extrême envers le prêt-leasing de son or. D’un autre côté la Banque de France signe les accords de « Washington No 2 » qui stipulent son intention de vendre 500 tonnes d’or au cours des cinq prochaines années.

 

2/ Quelles sont les intentions du gouvernement Villepin à ce sujet ?

Quand Mr Sarkozy a remplacé Mr Francis Mer au ministère de l’économie et des finances l’année dernière, il s’est empressé d’annoncer de nouvelles ventes d’or que la Banque de France n’avait pas l’intention de réaliser à l’époque.  Le ministre des finance actuel considèrerait il, lui aussi, utiliser les réserves stratégiques de la Banque de France pour « mettre du beurre dans les épinards » ?

 

3/ Quels sont les recours légaux de la Banque de France face au pressions politiques d’un gouvernement fraîchement élu?

Si par malheur les Français choisissent Nicolas Sarkozy comme président en 2007, la Banque de France sera t’elle en mesure de résister aux pressions gouvernementales en faveur de la vente de son stock d’or ? Est ce que le Sénat peut intervenir ? est ce que le conseil constitutionnel peut intervenir ?

 

4/ En tant que Gouverneur de notre Banque Centrale, quelle est votre position personnelle sur le sujet ?

Pensez vous qu’il soit acceptable d’utiliser nos réserves stratégiques pour financer des initiatives budgétaires préventives ? ou bien êtes vous de l’avis que ces réserves devraient être consolidées et ne devraient être utilisées qu’à des fins de rétablissement de la paix sociale du pays, en cas de crise financière grave ?.

 

 

Cher Monsieur Noyer, je vous remercie de votre attention et je vous prie accepter l’expression de mes respectueuses salutations.

 

Laurent Grandsimon

 

 

Laurent Grandsimon

6 place de la comporte

65120 Luz St Sauveur

11.10.2008

Conseil Municipal de Luz Saint Sauveur

Ce compte rendu, de La Semaine, m’a attristé.  Il semblerait que cette rencontre entre le Conseiller Général et le Conseil Municipal se soit déroulée dans une atmosphère d’agressivité qui n’honore personne. 

 

Mon nom et le nom de la liste que je menais ont été cités, dans le débat sur le style architectural de la Maison Poque. Pourtant, je ne me suis jamais exprimé publiquement sur le sujet et je n’ai pas l’intention de le faire dans le futur.

 

J’en profite pour dire, que je vois bien que certains d’entre vous, me reprochent mon manque d’engagement dans le débat public local. 

 

Sachez que je ne remercierai jamais assez les 49% de Luzéens qui m’ont fait l’honneur de voter pour moi.  Je suis profondément désolé de décevoir nombre d’entre vous. Toutefois, les difficultés économiques à venir sont telles, que je suis plus inquiet que jamais pour l’avenir de notre vallée, et je ne souhaite pas ajouter à la confusion en critiquant les décisions quotidiennes de la municipalité. 

 

Bien sûr certains choix stratégiques proposés aujourd’hui (3 ou même 4 intercommunalités!, dans un canton de 3 000 habitants !, avec une fiscalité additionnelle !) seront des handicaps supplémentaires face aux épreuves de demain. Les citoyens peuvent en discuter, mais c’est aux élus, à tous les élus de la vallée, de prendre leurs responsabilités.  Un peu de bon sens et beaucoup de courage seront nécessaires à la construction d’un avenir "En Baredyo".  Si le maire de Luz continue à communiquer sur ce ton, envers le conseiller général du canton, élu au suffrage universel, il ne faut pas s’étonner du manque d’entrain des autres villages. 

 

 

 

 

 

Toutes les notes