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25.03.2008
Humanisme
« Je ne crois ni à l’infaillibilité du pape ni a celle des conciles, puisqu’il est établi qu’ils ne sont souvent trompés et contredits. Je suis lié par les textes bibliques. Tant que ma conscience est captive des paroles de Dieu, je ne puis ni ne veut me rétracter de rien, car il n’est ni sûr, ni salutaire d’agir contre sa conscience. »
Extrait du fameux discours de Martin Luther, du 18 avril 1521.
Il venait, peut être sans préméditation, de redonner à la conscience, le rôle qu’elle avait perdu dans la société de l’époque et dans la théologie classique. C’était le début d’un renouveau pour la liberté de conscience, depuis les philosophes Grecs. Au XVIII ème siècle, « Les Lumières » sont allés plus loin dans la liberté (de croire ou de ne pas croire en particulier), pour créer les fondements d’une morale laïque basée sur la liberté de conscience.
Cette conscience ne se trompe pas, elle est éclairée par la raison et par certaines hautes valeurs morales et humanistes. Mais, plus important, elle se place au dessus de tous les systèmes d’autorités, même les plus élevés, comme la papauté.
Aujourd’hui, très peux d’hommes agissent contre ce que leur dicte leur conscience. Mais il s’est parfois avéré qu’en groupe, des individus, par ailleurs normaux, ont pu être amenés, momentanément, à faire, ce que « en conscience » ils s’interdisaient de faire.
Voilà, c’était un peu de philo pour le plaisir.., suite à une bonne lecture du WE.Laurent Grandsimon
18:33 Publié dans Les Mots des Grands | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : liberté de conscience, luther




