24.08.2007
L’Ardiden et La Semaine des Pyrénées
Je n’ai fait aucun commentaire sur le premier article de La Semaine, à propos du rapport de la
MEEF, car il n’y avait pas grand chose à ajouter. Bien sûr le titre était accrocheur, pour faire vendre du papier, mais le contenu de l’article n’était que du « copié – collé » depuis le texte du rapport lui même. Il n’y avait ni analyse, ni développement de l’information, donc pas de quoi polémiquer.
La réponse des présidents de SIVOM et de Régie, dans La Semaine d’hier, est beaucoup plus intéressante car elle apporte des compléments d’information qui permettent de mettre les chiffres dans leur contexte. Cela ne change rien au fait qu’il y ait un problème financier structurel, qui nous rend plus vulnérable en cas de saison « climatiquement » difficile, mais cela a le mérite de communiquer sur l’ensemble des critères de réflexion et de décision.
Le débat public autours des faits, est pour le bénéfice de tous. Quoi qu’en disent certains, si ce rapport de la MEEF est aujourd’hui dans l’espace public, c’est pour le mieux !
Je pense qu’il est urgent de ne pas paniquer. Avec l’Ardiden, nous avons un outil moderne, même
si il n’est pas directement rentable. Le maintien de ce patrimoine économique passe aujourd’hui par un contrôle sévère des investissements structurels et par un rééquilibrage progressif des comptes. Comme je l’ai dit dans un billet précédent, la survie de notre station peut se réaliser sans Cauterets, mais je suis de ceux qui pensent que le développement réussi de l’Ardiden passe obligatoirement par une collaboration avec Cauterets ou d’autres régies.
16:45 Publié dans Finances Publiques | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Luz, Luz Ardiden, Ski, Station de ski, Finances publiques




Commentaires
Retour dans la société technologique...
Je retrouve avec plaisir les lumières que tu apportes
sur la politique et la montagne notamment.
Ecrit par : Croquelardit | 28.08.2007
J'ai beaucoup aimé votre site: je suis pour une alliance PS:rénové-modem-cap21-vert-prg-mrc
Cela vous direz t-il de mettre un lien mutuelle entre nos deux sites si vous le désirez!!!
Mon blog est le suivant: http://segoleneroyal2012.over-blog.fr/
Et dès maintenant,abonnez vous en grands nombres à la Newsletter.
Venez nombreux voir ce blog malgré vos appartenance politique,il est ouvert à tout le monde,vous pouvez débattre dans les commentaires!!!
Ecrit par : arno | 28.08.2007
D'accord avec toi sur tes conclusions, mais il y a urgence, tu en connais les raisons et pourquoi Cauteret ?
Partant du constat qu'il y a pléthore de skieurs pendant les WE à rallonge et les périodes de vacances françaises ou espagnoles, soit 90 jours environ sur une saison qui en compterait 130 et que pour les 40 restant on ne se bouscule pas aux portillons que se soit à Luz ou à Barèges, la plus élémentaire logique devrait conduire le Tourmalet et L'Ardiden à trouver ensemble une solution économiquement intéressante pour les deux stations.
Ne pourrait on pas par exemple envisager, en dehors des 90 jours très fastes, de suspendre l'exploitation de l'Ardiden les 10 semaines de disette à raison de 4 jours par semaine, du lundi au jeudi ? Durant ces interruptions, moyennant un accord et une organisation à trouver la clientèle de Luz pourrait skier au Tourmalet et l'école de ski y donner ses cours.
Qu'elle skie à Barèges ou à l'Ardiden quelle différence pour la clientèle du fond de vallée ? A quelque chose près la distance est la même et les pistes de Barèges valent bien celles de Luz.
Quand à l'économie touristique du fond de vallée (commerces, hôtels, restaurants, loueurs de toutes sortes) quelle différence pour eux du moment que le logement ne change pas?
Par contre, pour la station de Luz, 40 jours de suspension bien gérés devraient représenter une belle économie de fonctionnement, peut-être pas suffisante pour combler la totalité du déficit, mais quand même. Quand à Barèges il serait étonnant que cette solution ne lui donne pas satisfaction alors qu'elle lui amène sur un plateau, quand elle en a le plus besoin, un surplus de clientèle.
Et puis qui sait, cette orientation ne pourrait être qu'un premier pas vers une collaboration bien plus fructueuse !
Sogilas
Ecrit par : Sogilas | 29.08.2007
Cher Sogilas,
Merci pour ta contribution.
Pourquoi Cauterets? Parceque c'est sur l'autre versant que peut se faire la complémentarité et le développement de pistes nouvelles. De plus, avec un peu d'imagination, à moyen terme on peut envisager des activités au col de Riou en été.
Pour ce qui est de Barèges, il y a de nombreux moyens de travailler ensemble. C'est la première fois que j'entends cette proposition de gestion des creux et des pics de fréquentation, même si je vois quelques handicaps, ça a du mérite. Le problème principal serait le chomage économique partiel pour les employés locaux qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts dans une saison normale. L'ardiden est aussi un outil social.
Il faut savoir marcher avant de courir ... Je pense, comme toi, qu'il faut aller vers une collaboration plus fructueuse entre Barèges et Luz (et je ne parle pas que des régies). Le travail en commun peut se faire sur de nombreux autres aspects de gestion, mais la confiance doit s'étblir dans la durée, et nous devrions considérer d'autres opportunités de collaboration avant d'en arriver à la gestion commune des pics et creux de fréquentation.
Ecrit par : lg | 29.08.2007
Croquelardit,
Bon retour, j'espère que les vacances étaient bonnes.
Toujours un plaisir de te lire sur la toile.
Ecrit par : lg | 29.08.2007
Je profite de ce billet pour rebondir sur une interrogation que je me pose sans cesse lorsque je regarde les stations pyrénéennes ; pourquoi ne se développent elles pas à leur échelle ?
Je m'explique, j'ai l'impression que la course aux équipements à l'image des Alpes est démesurée et finit par engendrer les résultats que l'on constate.
Les grosses télécabines et autres débrayables, c'est bien, mais il faut en avoir les moyens et la fréquentation qui va avec. Ces appareils sont destinés à des domaines qui enregistrent des millions de journées skieurs et qui ont des surfaces financières sans commune mesure avec les stations des Pyrénées.
Une station comme Luz avec 2 débrayables à 5 M € l'unité (sans parler des coûts d'entretien) et environ 250 000 journées skieurs (quand tout va bien) oui c'est un non sens économique.
Ca ne veut pas dire qu'il ne faut pas investir, mais il faut investir dans des appareils en rapport avec les sites et privilégier les investissements dans les structures d'accueil, de restauration et de services aux clients qui elles nous permettront de les fidéliser.
Les prix des appareils n'étant pas près de baisser, il est temps de se développer autrement.
Et l'argument de la concurrence avec les andorrans ou les espagnols ne tient pas car il y a bien longtemps que Luz (et même le Tourmalet) et Granvalira ne jouent plus dans la même catégorie.
Les skieurs, mêmes les espagnols, cherchent une ambiance, des services et des tarifs bon marché.
Ecrit par : Nicolas | 29.08.2007
Sur le fond je suis d'accord avec vous Nicolas.. Je partage votre analyse de ce que recherchent nos clients.. et je pense que certains investissements n'étaient pas judicieux.
Cependant le premier 6 places débrayable, l'Aulian Express, était, lui, un investissement stratégique pour notre station.
Les autres investissements sont maintenant en place, nous allons les payer pendant longtemps, il faut vivre avec et essayer d'utiliser ce que l'on a pour maintenir cet outil social et économique qu'est l'Ardiden.
Comme vous dites, il est temps de se développer autrement.
Ecrit par : lg | 29.08.2007
Cher Laurent,
Ton optimisme est porteur d'espoir, mais il ne faut pas trop rêver. Une remontée lourde du fond de chaque vallée, pour combler le déficit de skieurs uniquement en dehors des pics de fréquentation, je n'y crois pas beaucoup. Ou alors, il faudrait sacrément étendre le domaine skiable, pour faire de l'Ardiden au moins l'équivalent du Tourmalet et ce n'est pas sa vocation. Je pense, compte tenu du montant des travaux a réaliser et de l'incidence de l'investissement et de l'exploitation sur le coût de la journée skieur, qu'il vaut mieux ranger cette solution, tout du moins à court et moyen terme, au chapitre des" illusions perdues" au même titre que celle des Résidences de Tourisme Classées.
La gestion des creux et des pics de fréquentation que je propose a par contre trois avantages indéniables:
• Elle ne nécessite aucun investissement complémentaire
• Elle est immédiatement applicable.
• Elle est économiquement et énergiquement correcte dans la mesure ou elle permet, en périodes creuses, d'augmenter le ratio des personnes transportées par remontée mécanique.
Par ailleurs, elle ne devrait pas générer comme tu le crains du chômage économique partiel. Les pics et les creux étant bien répartis, il suffirait pour cela, compte tenu de la flexibilité du travail , du calibrage adéquat des équipes au départ et du petit renfort à fournir éventuellement et ponctuellement au Tourmalet, de planifier correctement le travail pour atteindre sans trop de difficultés cet objectif.
A+
Sogilas
Ecrit par : Sogilas | 29.08.2007
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