12.03.2007
Intercommunalité... avec le citoyen!
Le problème du citoyen vis à vis de l’intercommunalité c’est qu’il a l’impression qu’elle se fait sans lui ! (mais pas sans ses impôts).
Je souhaite relater ici une anecdote, qui illustre bien mon propos. En septembre, après un vol en parapente sur le site de Couraduque, je me trouvais dans une auberge du Val d’Azun où le patron me donnait volontiers son opinion sur la politique locale et le manque total de transparence qui la caractérisait. Je lui indiquais que le conseiller général de son canton était facile d’approche, et qu’il devait saisir toutes les opportunités de parler avec Marc Léo, qui se ferait un plaisir de débattre avec lui. J’indiquais en outre que Marc serait sûrement présent à une réunion sur l’intercommunalité à Lau Balagnas le soir même. L’aubergiste s’est mis en colère car il ne comprenait pas pourquoi il n’avait pas été informé de cette réunion. Il me demanda à quel titre j’y allais. Je l’informais alors que la réunion était publique (même ci elle n’était pas publiquement annoncée) et que des élus et citoyens partageant les même valeurs républicaines se retrouvaient pour débattre ouvertement. Je lui proposais immédiatement de m’accompagner à Lau Balagnas. Il déclina poliment en m’assurant qu’il avait autre chose à faire.
Ceci résume bien la position contradictoire de la majorité de nos concitoyens. Ils veulent savoir ce qui se fait en leur nom, car ils ont conscience que la société est en train de se construire sans eux. Cependant ils refusent de s’engager dans l’espace public dans une démarche politique, à cause de sa connotation trop négative. .
C’est là que nous avons un rôle important à jouer, nous les républicains convaincus, car ce « désengagement public » représente un risque réel pour notre démocratie. Nous devons aider nos concitoyens à se responsabiliser et à arrêter d’accuser les politiciens d’incompétence alors qu’ils se déchargent allègrement de toutes leurs responsabilités et compétences citoyennes sur ces même politiciens. Nous devons aussi convaincre nos élus locaux que le pluralisme est bon et nécessaire car la démocratie a besoin de s'enrichir des idées et de la participation de tous.
Reconnaissons ici que l’intercommunalité inquiète le citoyen, car elle ne fait qu’ajouter de la distance et de la complexité à cette situation de délégation de compétences.
A Lau Balagnas, ce soir là, une intervenante a bien posé le problème: « comment assurer la légitimité démocratique de la représentation dans une structure intercommunale ? ». Bien sûr, il n’est pas question de demander un scrutin au suffrage universel pour élire les membres de chaque structure administrative. Cependant une réflexion, sur la façon de construire une intercommunalité aussi démocratique et représentative que possible, reste à l’ordre du jour.
Laurent Grandsimon
22:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
greetings by an Italian Radical.
Davide
www.radicalparty.org
Ecrit par : davide | 14.03.2007
Il est ironique, qu'un radical italien vienne discuter, en anglais, sur un blog français, à propos d'intercommunalité dans les pyrénées..
Merci de ta visite Davide.
Isn't il ironical to see an italian radical visiting a french blog about local politics..
Thanks for the visit Davide.
Ecrit par : Laurent | 14.03.2007
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