18.12.2006
Résidences de Tourisme
Réflexion sur le contrôle des développements immobiliers en vallée de Luz « les résidences de tourisme »
Notre vallée est tellement belle, et la demande de logements « permanents ou secondaires » est tellement forte, que, tant qu’il y aura des terrains constructibles, il y aura des projets immobiliers.
N’en déplaise aux écologistes purs et durs, il n’est pas question, ici, de considérer l’interdiction de tout développement. Mais il faut absolument réfléchir à la façon dont nos villages peuvent reconquérir la position dominante dans le rapport de force entre une municipalité et un développeur ? Car les « nouveaux » développements immobiliers de forte densité, sont accompagnés de gadgets fiscaux qui attirent toutes sortes de promoteurs et toutes sortes d’acheteurs. Les clients achètent, un produit financier, et les vendeurs montent une opération spéculative dans laquelle le bâtiment n’est qu’un support secondaire. La mode de ces résidences de tourisme, mal construites, met aujourd’hui en danger l’équilibre visuel et environnemental des nombreuses petites bourgades de montagne. Ces développement importants demandent donc une attention toute particulière de la part des communes sollicitées. Voilà pourquoi je propose d’établir un Cahier des Charges Communal pour tout développement immobilier de plus de trois logements. Il ne serait plus question pour un conseil municipal de signer un permis de construire juste parce que la DDE a donné un avis favorable. Le permis de construire ne serait accordé que si toutes les conditions du Cahier des Charges Communal étaient remplies.
· Références écrites venant d’une ou plusieurs communes sur lesquelles les promoteurs auraient travaillé par avant.
· Références visuelles (photos, pas croquis) de résidences déjà construites.
· Présentation, du projet par les principaux porteurs, au conseil municipal réuni en cession extraordinaire¨.
· Proposition de trois projets architecturaux différents (venant, pourquoi pas, d’un concours d’architectes).
· Pour les projets les plus gros il faut exiger une étude d’impact environnemental détaillée et chiffrée. (à la charge du promoteur).
· Une réunion de travail mensuelle avec un des membres du conseil pendant toute la durée du projet.
· Etc..
Ce nouveau Cahier des Charges Communal, à développer avec l’aide de professionnels du développement urbain, servirait de « garde fou » et donnerait a une commune plus de contrôle dans les gros dossiers immobiliers, l’autorisant ainsi à prendre toutes ses responsabilités.
Laurent Grandsimon
10:45 Publié dans Urbanisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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